
Depuis quelques semaines, les médias parlent d’une possible relation entre le syndrome de Kawasaki et le coronavirus, particulièrement chez les enfants. L’Association Espagnole de Pédiatrie (AEP) a publié un communiqué pour informer les parents des cas observés et a mis en place un système d’alerte précoce. Elle demande de la prudence auprès des familles tout en alertant les professionnels de santé.
De son côté, Fernando Simon, directeur du Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires, a nuancé le sujet lors d’une conférence de presse. Selon lui, aucun lien direct n’a été prouvé entre le coronavirus et ce type de choc pédiatrique. Les enfants atteints du syndrome de Kawasaki qu’on observe en Espagne et ailleurs ont des profils variés : certains ont testé positif au COVID-19, d’autres non. Voyons ce qu’on sait vraiment.
Index
Pour aller plus loin : Importance des soins préventifs en santé.
- 1Qu’est-ce que le syndrome de Kawasaki ?
- 2Kawasaki atopique et coronavirus.
- 3Données en Espagne
Qu’est-ce que le syndrome de Kawasaki ?
La maladie de Kawasaki, aussi appelée syndrome de Kawasaki, est une inflammation généralisée des artères qui se manifeste chez les enfants de moins de cinq ans. C’est une maladie rare, similaire à un choc pédiatrique. Récemment, on observe qu’elle se produit chez des enfants de tous âges, surtout chez ceux atteints du COVID-19.
Les symptômes incluent une fièvre durant plus de cinq jours, une éruption cutanée, des ganglions lymphatiques gonflés, les yeux rouges, ainsi que les lèvres, la gorge et la langue enflées.
Les pédiatres et chercheurs avertissent que cette condition est plus grave que le COVID-19 lui-même. Il y a une certaine ressemblance entre les symptômes du choc pédiatrique et ceux du syndrome de Kawasaki. L’Organisation mondiale de la santé a enregistré des cas isolés de chocs pédiatriques sévères après infection au COVID-19.
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Selon la Fondation espagnole du cœur (FEC), la maladie de Kawasaki est l’une des principales causes de cardiopathie acquise chez les enfants dans les pays développés. Ses causes restent inconnues, mais on suspecte une composante génétique qui provoque une réaction immunitaire excessive suite à une infection virale. Les médecins émettent l’hypothèse que ce tableau clinique pourrait être une réaction immunitaire disproportionnée quelques semaines après la fin de l’infection par le coronavirus.
Kawasaki atopique et coronavirus.
L’Association espagnole de pédiatrie (AEP) appelle au calme. Elle souligne que les pédiatres de soins primaires ont déjà été alertés sur le risque de choc du nourrisson, dont la présentation est inhabituelle mais traitable dès les premiers symptômes. Il existe un traitement bien établi.
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Dans la majorité des cas observés. Le coronavirus provoque une forme légère chez les enfants. En Espagne, au 29 avril, moins de 50 enfants étaient hospitalisés aux soins intensifs pour COVID-19.
Le Kawasaki atopique se caractérise par des douleurs abdominales accompagnées de diarrhée ou de vomissements, mais peut évoluer rapidement vers un état de choc avec tachycardie et hypotension, parfois sans fièvre. Certains enfants présentent de la fièvre, des taches cutanées et les yeux rouges, symptômes plus typiques du syndrome de Kawasaki classique.
Données en Espagne
À l’hôpital Sant Joan de Déu de Barcelone, 9 enfants ont été admis pour ce type de choc infantile au cours du dernier mois. Normalement, l’établissement reçoit environ 12 cas par an. Parmi ces neuf cas, trois ont testé positif au COVID-19. L’âge des enfants varie de 3 mois à 11 ans. À noter que les garçons sont plus souvent atteints que les filles.
Au-delà de l’Espagne, une augmentation similaire des cas a été observée en Italie, en France, au Royaume-Uni et en Belgique, avec certains enfants testés positifs au COVID-19.
